The Best => ∂ιѕιz ℓα ρєѕтє

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Membre du groupe de rap Rimeurs à Gages avec Fdy Phenomen, Disiz La Peste commence une carrière solo en 1999 avec un single intitulé 'C'Que les gens veulent entendre'. Il pose aussi en featuring sur "L'Argent", extrait du premier album des 3e Oeil. Ahkenaton fait appel à lui pour le collectif One Shot (FAF La Rage, Jalane, Daddy Nuttea,...) et lui propose de poser sur la bande originale du film Taxi 2 (2000). Valeur montante du rap français, il enchaîne trois albums : Le Poisson rouge (2000) dont est issu le tube qui l'a fait connaitre au grand public "J'pète les plombs", 'Jeux de société' (2003).

En 2004 c'est sous son véritable nom, Sérigne M'Baye, qu'il sort 'Itinéraire D'un Enfant Bronzé', synthèse de deux cassettes sorties au Sénégal où Disiz connaît le succés, assorties de quelques inédits. Disiz La Peste s'investit également dans divers projets (dont 'Hexagone 2001... Rien N'a Changé', un album de reprises de Renaud par les rappeurs français). Il monte son groupe Fuck Dat composé d'Eloquence, Treyz l'affreux, Apotre H, Dayen et Flag, et sortent le projet « Fuck Dat.FM ».

Disiz s'essaie au métier d'acteur ; il fait ses premiers pas de comédien dans 'La Chepor', court métrage de David Tessier, puis décroche le premier rôle de 'Dans tes rêves' (2005), l'histoire d'un jeune rappeur qui tente de percer dans le milieu de la musique. Pour ce film de Denis Thybauld, réalisateur de clip, Disiz La Peste s'est investi corps et âmes. Pendant le tournage, il a ainsi quitté femme et enfants pour se mettre en situation de manque affectif et entrer dans son personnage, et a suivi un entraînement physique sévère.
En 2006, Disiz revient avec un nouvel Album "Les histoires extra-ordinaires d'un jeune de banlieue " qui nous emmene dans un univers à part, ces textes sont de vrais scenario de films.

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Son derniere album est magnifique (Les histoires extroardinaire datant de 2005), c'est mon prefere :D

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Fiche 2KRap.com sur l'album "Les Histoires Extraordinaires" :

C'est l'histoire d'un jeune rappeur qui aime jongler avec les mots tel un footballeur et sa balle, et qui narre des fables aux gens, qui raconte “les histoires extraordinaires d'un jeune de banlieue” comme il le dit si bien en faisant référence à un recueil de nouvelles d'Edgar Allan Poe, un écrivain qu'il apprécie. Disiz La Peste de son vrai nom Serigne M'Baye Gueye n'en est pas à ses premières écritures et est déjà connu de nombreuses personnes avec déjà 3 albums de sortis. Il avait notamment perçé en 2000 avec l'aventure d'un poisson rouge et son culte pétage de plomb. Mais en 2005, Disiz revient plus en forme que jamais avec ce 4ème album rempli d'autodérision et de storytelling à la Slick Rick dont il est nettement influencé.

Le rap prend tellement de plus en plus de place que dans 'Inspecteur Disiz'. Il l'imagine en une sorte “d'Etat dans l'Etat” avec comme président Joey Starr et au gouvernement des gens comme Booba, Diam's, Le Rat Luciano avec bien sûr à l'opposition Mc Jean Gab'1 et lui se voit en simple inspecteur traquant les faux rappeurs. Un bon délire reprenant tout les clichés de cette musique peut connaître, des Blig Bling, des Checks, en passant par les marques de vêtement.

Une chose qui ressort très nettement de cet album c'est vraiment la fraicheur des productions pour la plupart de Madizm & Sec.Undo. Et celles-ci collent parfaitement sur une chanson comme 'Jeune De Banlieue'. Bien que les habitants de banlieues soit catalogués et que la vie ne soit pas toujours rose, il y montre sa fierté d'y appartenir et montre qu'il n'y pas que du mauvais et qu'il y a du potentiel. Bref une très belle chanson avec un joli message, à l'image de la pochette de cet opus, le montrant dans un décor chaotique avec son fils dans les bras et un ange au dessus veillant sur eux.

D'amour, il en est question dans 'Lyly' et 'Melissa', dans ces deux chansons Disiz raconte le coup de foudre d'un homme malheureusement toujours dans des situations complexes; l'un desespéré tombant amoureux d'une employée de banque alors qu'il vient pour la braquer et le second avec une fille qui s'avère être une call girl envoyée par son patron pour son anniversaire. On retrouve les délires de Disiz sur un morceau comme 'Bo Gosse', samplant 'Atomic Dog' de George Clinton, qui nous rapelle un certain 'Ghetto Sitcom'. Dans ce morceau farfelu, il se moque des gens qui passent leur temps à soigner leur image, qui pensent qu'aux filles, bref la période adolescente de tout garçon, comme il le dit si bien 'On a tous un beau gosse en soit'.

Dans l'album on retrouve de nombreuses références aux diables et aux anges (Disiz est très croyant), notamment dans 'Fuck You (Part 2)' où il explique que l'ombre du diable plane au dessus de la banlieue et qu'a tout moment il peut y avoir la tentation du mal. Mais que ce soit dans celui-là ou dans le 'Fuck You (Part1)' c'est une manière de dire merde à tous ceux qui le critiquent, qu'il fait ce qui lui plait malgré ceux qui essaient de le déstabiliser. Le morceau le plus personnel reste sans doute 'Miss Désillusion', sous fond de guitare et piano, dans lequel il personnifie ce sentiment en une tentatrice irrésistible et qui nous fait espérer tant de choses en vain. Cette chanson est également une manière de dire que pour qui que soit, même ceux à qui tout leur souris, la désillusion peut arriver. Malgré ça Disiz lui explique qu'il veut 'Juste Kiffer', ne pas penser aux problèmes, avec la participation d'Humphrey l'unique invité de cet opus.

En bonus, on retrouve la version originale de l''Inspecteur Disiz', nettement moins bounce que le remix, ainsi que le carton de l'été 'Métis(se)' avec notre Yannick Noah national et son morceau extrait de la B.O du film du même nom 'Dans Tes Rêves', dans lequel Disiz La Peste y participe.

Avec aussi les bons Intro et Outro, 'Les Histoires Extraordinaires d'un Jeune de Banlieue', surement son meilleur album, ne plaira sans doute pas aux pseudos 'puristes', mais celui-ci réconcilera de nombreuses personnes avec le rap français et qui esperons-le, les amènera à se replonger dans les anciens opus trop sous-estimés de ce bon rappeur aux lyrics intelligents et réfléchis.
-Bobby_Milk-

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Il annoce aussi son tout dernier album de rap qui sortira vers avril nommé "Disiz The End" (snif ...)

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Une triste nouvelle vient de tomber sur le rap français, Disiz La Peste va arrêter le rap, du moins après la sortie de son dernier album “Disiz The End”. Il l'avait déjà plus ou moins sous-entendu avant la sortie de l'album ” Les Histoires Extraordinaires d'un jeune de banlieue” mais là ça a bien l'air d'être sérieux vu le message qu'il a laissé sur son myspace:

J'ai décidé d'arrêter le rap et de livrer le plus bel album que j'aurai pu faire dans ce genre musical. J'expliquerai les raisons de ce choix dans ce dernier album. C'est l'album parfait car je l'ai enregistré dans un environnement indépendant et saint. Dénué de pressions et de calculs. Non pas que les précédents n'étaient pas fait dans cet état d'esprit, mais seulement que celui-ci bénéficie du recul et de l'expérience acquise durant toutes ces années. J'ai décidé de le faire seul de A à Z, d'en assumer la production et les risques pris. Je me suis entouré de beatmaker talentueux dont je vous dévoilerai les noms prochainement. Le rap m'a tant donné, je me devais de lui rendre avant de passer à autre chose et de tourner la page. A l'heure ou l'industrie du disque est un navire à la dérive et que comme d'habitude notre genre musical en pâtit le plus, plutôt que de m'assure un avenir faussement pépère en resignant pour un album qui serai travaillé de la même manière depuis des lustres, j'ai choisi de le faire seul. J'ai toujours pensé que le rap était un sport de haut niveau et que de ce fait on ne peut rapper indéfiniment. C'est une musique encrée dans une certaine réalité faite d'urgence et de revendications positives ou négatives. Il serait impossible pour moi de commencer à entrevoir cette musique comme un métier qui me permettrait selon des compromis de nourrir ma famille. J'aurai l'impression de trahir un idéal. Même si je reste déçus par trop de désillusions, qui m'ont conduit à cette retraite anticipée, j'arrête le rap dans la forme définit dans cette pauvre France, mais je continue la musique dans son aspect général. Je finirai par cette phrase d'un grand philosophe: “Real niggaz do real things !!!” Notorious B.I.G. One Love Disiz.

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Disiz The End reçois de très bonne critique meme si l'on regrette quelques morceaux.

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Fiche Rap2k.com sur l'album "Disiz The End"

On l'aura souvent entendu celle-là « après j'arrête ! »... Une fois de plus donc, l'arrêt définitif d'une carrière annoncé. Gros Buzz, effet marketing ? Non... à en croire l'intéressé. Certes pour le coup, cela apporte un titre d'album explicite et bien trouvé qui trouve ici tout son sens. DisizTheEnd. Mr Serigne M'Baye tire sa révérence en nous balançant la dernière cartouche de son barillet. Après quatre ans d'absence tout de même. Peu de pub, une pochette sobre, c'est l'intimité que Disiz a privilégiée sur ce dernier opus. L'album, écouté d'une traite, met assez mal à l'aise tant l'artiste apparaît désabusé, nostalgique, presque résigné... L'illustration de l'album parle d'elle-même : Disiz, triste, regarde certainement la pluie tomber derrière une fenêtre. En somme, il assiste impuissant à la fin d'un règne, la fin d'une ère, celle du rap, de son rap qu'il a vu grandir en France. Car non, Disiz n'est plus le jeune loup des Rimeurs A Gages, biberonné à Rap Line, découvert par le grand public sur One Shot, celui qui avec « J'pète les plombs » avait fait tomber en rade de nombreux walkmans. Trente ans passés, il se livre, presque pour ne rien regretter. Laisser une épitaphe sur son propre tombeau de MC, saluer une dernière fois ceux qui le suivent depuis ses premières apparitions. Pourtant, il n'a jamais fait l'unanimité. Et cet album ne changera pas la donne, mais ça il le sait ! Trop gentil en apparence, trop lisse pour certains, pas assez ghetto pour d'autres, démago même, Disiz a pu souffrir de cette image, même si sa fierté ne le laissera jamais transparaître. Mais quoi que l'on en dise, Disiz ne pouvait tourner l'ultime page de sa carrière sans prendre une dernière fois le micro (en studio...).

Qu'en est-il après coup ? Une fois passé le malaise provoqué par ce que nous livre l'artiste, il laisse place à un plaisir évident. Tout d'abord, parce que l'album est impeccablement produit et que Disiz ne s'est pas perdu, offrant une couleur unie à l'ensemble, sans partir dans tous les sens et se perdre facilement. Il aurait pu ainsi inclure des sonorités africaines, des ambiances chaudes, des refrains mouvementés teintés de RnB... or, il n'en est rien ! L'intro, le début de la fin, ouvre un espace de confession un peu fourre-tout qui passe bien grâce à l'interprétation. Disiz balance ce qu'il a sur le c½ur : « une page se tourne sur le rap français, je dois avouer que ça ne finit pas comme je l'aurai pensé, continuer serait inutile, je connais la fin du film, le rap j'en ai fait le tour comme j'ai fait le tour de ma ville, un point sur ma vie, j'en ai perdu le fil (...), on a menacé mes gosses, j'ai perdu tous mes potes, tout ça parce que je suis vrai, on m'a fermé toutes les portes ! »

S'en suivent deux gros titres, produits par le frère de La Fouine, Canardo. « Bête de Bombe 4 » et « C'est ça qu'est la vérité ». Blindé d'humour, original, excellemment mis en relief par le jeune producteur, ce sont sans conteste deux morceaux incontournables de l'album. Le premier reprend une ambiance et un rythme que l'on retrouvait sur l'inspecteur Disiz (l'artiste reprend d'ailleurs le 'Brrrrrr ! J't'ai quène ah ah ah j't'ai quène !' Qui fait indéniablement son effet). Il n'en oublie pas pour autant de vider son sac : « Dans le rap y'a plus d'oseille, les gros vont mettre les voiles, si tu veux vendre des skeuds, prépare-toi à te foutre à poil ou bien faire des : (vocoder style...) Wowouwow ! C'est dur dans le ghetto... ». Disiz se permet même quelques phases marquantes comme celle-ci : « On se barre à plusieurs, moi et mon ego, le rap une touzepar, ça s'emboîte comme des légos ! ». Bref, le titre est bien patate et le clip qui l'illustre l'est également. Le morceau qui suit, « C'est ça qu'est la vérité », bénéficie du même traitement ! La prod est originale. Disiz laisse encore quelques rimes chocs même si son flow s'avère pour le coup bien moins captivant.

« Quand le peuple va se lever » permet à Disiz de s'exprimer sur ce qu'il craint. Un monde pourri. Pas une révélation en soit. Pauvreté, crise sociale et financière, religion, tout y passe. Le beat, très marche militaire ajoute un fond bien saccadé fort plaisant. En somme, un bon morceau, un peu naïf, mais sincère. Il en est de même pour « Odyssée (feat Okacha) ». Désire d'une plus grande reconnaissance pour le peuple noir, un cri du c½ur pour Disiz, quelques références historiques, un listing de personnages marquants... bref, un départ pour quiconque souhaiterait se pencher sur l'Histoire, celle qui n'apparaît pas tout le temps dans les manuels scolaires...

D'autres morceaux recèlent encore d'excellentes qualités comme « Il est déjà trop tard » ou « J'ai changé »... En revanche, « L.O.V.E », dans lequel Disiz se rappelle de ses premiers amours, de ses coups de foudre, ses techniques de drague enfantines s'avère mou et vraiment peu intéressant, même si l'on peut aisément s'identifier à lui lorsqu'il narre certaines situations... plutôt amusantes d'ailleurs, mais vraiment sans plus ! Idem pour « Papa Lova ». Mignon tout plein. Disiz quitte son costume de MC pour endosser celui de papa poule. Beaucoup de tendresse, qui lui permet aussi de se confier sur le mal-être qui a pu l'atteindre, dans des moments de doute, durant lesquels ses enfants étaient là pour lui remonter le moral et l'aider à tenir bon.

En résumé, Disiz nous quitte sur un album abouti et non bâclé. Il soigne sa sortie, même si beaucoup prendront cette décision comme un simple moyen de créer un buzz, une manière économique de se faire de la pub. Le rappeur des Épinettes donne l'impression d'être sincère. Sincèrement dégoutté du monde rapologique français. Il aura connu et été acteur de ce que les amateurs hip-hop appellent l'âge d'or.

En 2005, après les émeutes en banlieues, l'émission Tracks avait réuni sur un plateau Joey Starr, Ekoué et Disiz, afin de réaliser autour d'une table un état des lieux. La description concernant Disiz se terminait ainsi : « Disiz La Peste détonne dans le hip hop, (...) son hip hop parodique et humoristique sort du ghetto rap. (...), contre la démagogie du rap de rue, ce métis franco-sénégalais, refuse de se laisser enfermer dans les clichés des banlieues, au point, pour les puristes, de trahir la cause hip hop... ». Alors non, Disiz n'a en aucun cas trahi la cause hip hop. Il a toujours su ramener un vent frais dans ce genre musical que beaucoup tente d'enfermer. Il en faut pour tous les goûts. Le rap permet certes de véhiculer des messages forts, mais ne doit pas se limiter à cela. Beaucoup de composantes font le rap et les styles sont nombreux. Quoi que l'on en dise, Disiz aura apporté, lui aussi, sa pierre à l'édifice ! Un édifice qui selon lui chancelle à l'heure actuelle... D'accord ou pas, il aura fait valoir sa voix...

-Teddy-

# Posté le lundi 09 mars 2009 14:27

Modifié le samedi 31 octobre 2009 13:02

Disiz - Une histoire extraordinaire


























Ec-écoute mon histoire extraordinaire...

J'ai grandi près des halls crades
Là où le diable te drague et t'engraine grave
Quand il te donne un rendez-vous, c'est pour un drive-by
Plus que partout la corde au cou si tu choisis mal
Tu peux vite devenir un féroce animal
C'est pas du cinéma, y'a deux choix, finir bien ou mal
Un jour, j'ai dit "je vais réussir", 'ls ont dit "arrête tes blagues"
On me voyait perdant, et c'est pour ça que j'gagne
J'voulais pas d'leur BEP, CAP
Bla bla bla, tout leur trucs en P
Leur trucs créés vite fait pour nous occuper
Leur maisons d'quartier, leur terrains d'foot
Leur assistantes sociale, j'en avais rien à foutre
D'un autre côté, c'était le hall, la drogue, l'alcool
Le deal, le vol et baiser des sales connes
Moi, c'était ni l'un ni l'autre
Moi c'que j'voulais faire
C'était écrire mon histoire extraordinaire

Refrain
Écoute mon histoire extraordinaire
On m'voyait comme un p'tit, mais j'voulais conquérir le titre
Tu peux y croire
Je t'assure qu'c'est possible
Écoute mon histoire extraordinaire
On m'voyait comme un p'tit, mais j'voulais conquérir le titre
Tu peux y croire
Essaye au moins, toi aussi

J'avais pas d'Reebok Pump ou des Air Max
Et l'enfance est cruelle, t'inquiète pas qu'on l'remarque
Mec, j'avais pas d'argent d'poche, pas d'macintosh
Et le soir, je rêvais d'avoir les sapes de Kriss Kross
J'avais pas d'magnétoscope, juste un p'tit poste
Et je rappais devant ma glace en disant "C'est qui l'boss ?"
Et puis un jour, j'suis dev'nu riche quand un livre, j'ai ouvert
J'avais l'arme pour écrire mon histoire extraordinaire

Refrain

La page est blanche, mon stylo est noir
Et je m'apprête à écrire cette belle histoire
Et je m'en vais vous la conter, en espérant qu'elle inspire
Mon but, c'est de toucher j'ai vot' c½ur pour cible
Mon père vient du bled, ma ma mère est belge
Je suis né un jour où dans l'désert, y'a eu d'la neige
Le cul entre deux chaises et je suis de couleur beige
Mon c½ur est en chêne et le leur est en liège
Mon rêve, c'est qu'pour l'amour, toute la foule soit en liesse
Que l'on boive l'eau céleste pour oublier les liasses
Faire briller les astres, croire en son étoile
Que l'on soit tous des artistes, chacun devant sa toile
Et tu peux y croire
Je t'assure que c'est possible
Ne désespère pas, essaie au moins toi aussi
Moi quand j'étais petit, je voulais être ange ou berger
Un jour, j'ai trouvé un fruit, depuis, je cherche le verger
J'ai la carte du trésor
L'amour est au centre du cosmos
C'est une cité céleste en osmose
Et comme le boss Moïse, j'ai des démons à mes trousses
À l'école de la vie, j'ai qu'un stylo dans ma trousse
Et l'iris humide, je sonde les étoiles
En quête de mon salut, le ciel est mon toit
Et je me sens en mission comme Issa l'enfant de Marie
J'aim'rai finir comme Gandhi, en paix, vêtu d'un sari

Refrain
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# Posté le samedi 31 octobre 2009 12:57

Modifié le lundi 02 novembre 2009 09:35